et par la transmission véridique ; je me suis alors appliqué à en rechercher les causes. Or, c’est exactement ce que l’on déclare à propos de toute chose dont l’existence est établie, pour autrui, par l’observation directe et les récits authentiques. Ainsi, quiconque a vu l’existence des djinns, les a contemplés vivants, doués de parole, distincts de l’être humain, ou à qui cela a été confirmé par des informations dignes de foi, ou encore a tiré des preuves irréfutables attestant ce fait – comme Allah l’a accordé à qui Il veut – possède la certitude que les djinns ne sont pas de simples forces psychiques, et sait que parmi les phénomènes étranges il en est qui procèdent des actions et des récits des djinns.
Cette réalité est reconnue par toutes les nations – Arabes, Turcs, Indiens et autres – et les faits transmis de manière récurrente, chez les peuples, au sujet des devins dépassent tout dénombrement. De notre époque, nous savons, par exemple, qu’il est des gens que les djinns soulèvent et font voler dans les airs, pour lesquels ils dérobent toutes sortes de nourritures – sucreries et autres – les leur apportent, et les informent de réalités cachées ; les exemples en sont si nombreux que leur description rallongerait considérablement ce chapitre.
Quant à l’affaire des anges, elle est plus noble et plus grandiose encore : leurs récits sont transmis de façon mutawâtir parmi les Gens des Écritures, et leurs effets dans le monde s’apprennent par observation et témoignage direct. Prétendre, après tout cela, que les miracles, les karâmât et la magie ne seraient que des forces psychiques relève du plus vain des faux-semblants ; car nombre de pratiques magiques s’accomplissent par l’entremise des démons, comme Allah – Très-Haut – l’a dit :
« Ils suivirent ce que les démons récitaient sous le règne de Sulaymân ; or, Sulaymân n’a point mécru, mais ce sont les démons qui ont mécru, enseignant aux gens la magie et ce qui fut descendu aux deux anges, Hârût et Mârût, à Babel. Et ces deux-là n’enseignaient rien à personne avant de dire : “Nous ne sommes qu’une tentation, ne sois donc pas mécréant.” » – jusqu’à la fin du verset.