est assurément une puissance que possède l’ange, par laquelle il l’emporte sur les détenteurs des forces ordinaires, tout comme nous l’observons chez les animaux.
Nous avons déjà montré que ces auteurs expriment ce qu’Ibn Sînâ et ses semblables ont affirmé. En effet, il conclut ses « Ishârât » en disant : « Les phénomènes étranges surgissent dans le monde de la nature à partir de trois principes. Le premier est la configuration psychique ; le deuxième, les propriétés des corps élémentaires, tel l’aimant qui attire le fer grâce à une force qui lui est propre ; le troisième, une puissance céleste, ayant un lien soit avec les tempéraments de certains corps terrestres caractérisés par des dispositions particulières, soit avec les forces d’âmes terrestres soumises à des états astraux effectifs ou passifs, lesquels entraînent l’apparition d’effets extraordinaires. »
Il ajoute : « La magie relève du premier genre, tandis que les miracles, les karâmât et les nîrangiyyât appartiennent au deuxième, et les talismans au troisième. »
Ainsi, il prétend que les causes des faits qui dérogent à l’ordre habituel dans ce monde se ramènent à ces trois causes : les forces psychiques, les forces corporelles élémentaires ou les forces célestes agissant de concert avec des forces corporelles ou psychiques.