C’est pourquoi les Pieux Prédécesseurs et les imâms blâmaient les théologiens spéculatifs qui tiennent de tels propos, lesquels contiennent une part de faux, et ils interdisaient que l’on repousse une innovation par une autre innovation, que l’on oppose le faux au faux, ou que l’on réplique au corrompu par le corrompu. Pourtant, bien que ces discours soient blâmables et répréhensibles, on ne peut nier qu’ils demeurent préférables à la parole de ceux-là. De même, si nous dénonçons l’injustice et l’ignorance que l’on trouve chez certains musulmans, nous savons que celles que l’on rencontre chez les mécréants sont plus grandes ; et, bien que nous ne nions pas l’ignorance et l’injustice existant chez certains membres d’Ahl as-Sunnah wa-l-Jamâʿah, nous savons que l’ignorance et l’injustice sont plus répandues encore chez les Râfidites.