qui surgissent dans le Coran ; jusqu’à ses propres épouses le questionnaient. Ainsi, ʿÂʾishah le reprit lorsqu’il déclara : « Quiconque sera soumis à un interrogatoire lors du règlement des comptes sera châtié », et elle rappela la parole d’Allâh, exalté soit-Il :
« فَسَوْفَ يُحَاسَبُ حِسَابًا يَسِيرًا »
– « Il sera soumis à un compte facile » –
jusqu’à ce qu’il lui expliquât : « Il ne s’agit là que de la présentation (des œuvres). »
De même, Ḥafṣah le reprit lorsqu’il dit : « Nul de ceux qui ont prêté allégeance sous l’arbre n’entrera dans le Feu », et elle cita la parole d’Allâh :
« وَإِنْ مِنْكُمْ إِلَّا وَارِدُهَا »
– « Il n’y en a pas un seul parmi vous qui ne l’atteindra » –,
jusqu’à ce qu’il lui répondît : « N’as-tu pas entendu la parole du Très-Haut :
« ثُمَّ نُنَجِّي الَّذِينَ اتَّقَوْا »
– « Puis Nous sauverons ceux qui auront craint (Allâh) » ? »
ʿUmar, de son côté, le questionna au sujet de la parole d’Allâh :
« لَتَدْخُلُنَّ الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ آمِنِينَ »
– « Vous entrerez certes dans la Mosquée sacrée, si Allâh le veut, en sécurité » –,
l’année de Ḥudaybiyyah, lorsque le Prophète – que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui – conclut un traité avec les polythéistes prévoyant le retour des musulmans cette année-là. Abû Bakr lui dit alors, reprenant les paroles mêmes du Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – : « T’a-t-il dit que tu y entrerais cette année-ci ? » Il répondit : « Non. » Abû Bakr lui répliqua : « Tu y entreras donc bel et bien et tu y accompliras la circumambulation. »