Quant aux chrétiens, ils comptent parmi ceux qui ont transmis ces miracles et en ont tiré des enseignements, en les confrontant à leurs semblables. De même, l’arrêt du soleil pour Yûshaʿ ibn Nûn et la scission de la lune pour notre Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui – sont, à leurs yeux, des choses impossibles : ni les forces de l’âme ni aucune autre puissance ne sauraient les produire, car la sphère céleste est en mouvement continu.
Or, il est notoire que ces prodiges ne souffrent d’aucun doute. S’agissant de la fente de la lune, Allâh en a fait mention dans le Coran, et les traditions la concernant sont parvenues de façon mutawâtir, consignées dans les deux Ṣaḥîḥ et ailleurs, d’après Ibn Masʿûd, Anas, Ibn ʿAbbâs et d’autres encore.
Par ailleurs, le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – récitait cette sourate lors des deux ʿÎd et dans les grandes assemblées publiques ; le croyant, l’hypocrite et celui dont le cœur est malade l’entendaient. Il est évident que, si ce fait n’avait pas réellement eu lieu, il n’aurait pas agi ainsi.
Premièrement, parce que son objectif est que les gens le croient et reconnaissent ce qu’il a apporté ; il ne leur rapporterait pas sans cesse un événement dont ils sauraient la fausseté, car cela les repousserait et entraînerait leur démenti, non leur assentiment.
Deuxièmement, parce que les croyants l’interrogeaient sur la moindre ambiguïté