Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Il faut donc nécessairement qu’il se trouve, hors de l’esprit, des entités réelles subsistantes et abstraites. Car si l’on supposait qu’il existe à l’extérieur une existence absolue, à la condition même de l’absoluité, celle-ci serait un universel compréhensif et englobant, qui posséderait fatalement des instances effectives dans la réalité extrinsèque ; elle embrasserait le Nécessaire et le possible, l’éternel et le contingent, la substance et l’accident, exactement comme toute signification universelle embrasse ses individus, qu’on la qualifie de genre, d’espèce, de différence spécifique, de propriété ou d’accident commun. Il est donc impossible que ces universalités générales soient identiques aux entités existantes qu’elles comprennent.

C’est pourquoi, si l’on admet que l’absolu non conditionné — c’est-à-dire l’universel naturel — existe hors de l’esprit, il n’existe qu’à l’état déterminé, et ce qui est déterminé n’est pas l’absolu. Tout au plus diront-ils qu’il en est une partie ou un attribut ; il s’ensuivrait alors que le Seigneur des mondes serait une partie des créatures ou l’un de leurs attributs.

Ces gens se trompent à deux égards. D’une part, ils s’imaginent qu’il existe, dans la réalité externe, des choses absolues et universelles ; or ce que l’intellect conçoit comme absolu et universel existe certes hors de l’esprit, mais sous une forme déterminée et particularisée. D’autre part, quand bien même on admettrait qu’il y ait à l’extérieur un absolu universel, il ne fait aucun doute que tout être est déterminé, individualisé, spécifique et distinct des autres : ceci n’est pas cela, ni l’existence de l’un l’existence de l’autre. Comment, dès lors, leur existence pourrait-elle être celle du Seigneur des mondes ?

Il faut donc, en tout état de cause, affirmer l’existence d’un Être nécessaire par Lui-même, distinct de cet « absolu », que l’on admette, avec les disciples de Platon, l’existence d’universaux absolus séparés des concrétions, ou que l’on soutienne

فلا بد أن تكون لها أعيان ثابتة في الخارج مجردة فلو قدر أن في الخارج وجودا مطلقا بشرط الإطلاق لكان كليا شاملا عاما وله أعيان ثابتة في الخارج بالضرورة ويكون متناولا للواجب والممكن كتناوله للقديم والحادث والجوهر والعرض وكتناول سائر المعاني الكلية أفرادها سواء سميت جنسا أو نوعا او فصلا أو خاصة أو عرضا عاما فيمتنع أن تكون هذه الكليات العامة هي الأعيان الموجودة الداخلة فيها ولذلك إذا قدر أن المطلق لا بشرط وهو الكلي الطبيعي موجود في الخارج فإنه لا يوجد إلا معينا والمعين ليس هو المطلق غايتهم أن يقولوا هو جزء منه أو صفة له فيلزم أن يكون رب العالمين جزءا من المخلوقات أو صفة لها وهؤلاء غلطوا من وجهين من جهة ظنهم أن في الخارج أمورا مطلقة كلية وليس كذلك بل ما يتصوره الذهن مطلقا كليا يوجد في الخارج لكن يوجد معينا مختصا والثاني أنه لو قدر أن في الخارج مطلقا كليا فلا ريب أن كل موجود معين مشخص مختص مميز عن غيره وليس هذا هو هذا ولا وجود هذا وجود هذا فكيف يكون وجودها وجود رب العالمين فلا بد على كل تقدير من إثبات موجود واجب بنفسه مغاير لهذا المطلق سواء قيل بوجود الكليات المطلقة المفارقة للأعيان كما يقوله أصحاب أفلاطن أو قيل

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies