Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Ce n’est donc pas là le point sur lequel porte notre débat. Mais si l’on entend par là que celui qui a besoin de ce qui fait partie de sa propre essence est contingent par soi-même, cette prétention est irrecevable ; son invalidité est, de surcroît, évidente de façon nécessaire, car son besoin de ce qui entre dans sa propre nature n’est pas plus grand que son besoin de sa nature elle-même. Or, s’il existe par soi-même, en ce sens qu’il n’a pas besoin d’un être distinct de lui, il ne s’ensuit nullement que son essence n’ait pas besoin d’elle-même ; de même, il ne s’ensuit pas qu’il n’ait pas besoin de ce qui relève de la signification même de son nom.

Lorsqu’il est dit : « Il dépend de lui-même », cette expression comporte deux acceptions :

  1. La première serait qu’il aurait besoin de se produire lui-même, ou quelque chose de semblable. Cela est intrinsèquement impossible, car une chose ne peut être l’agent de sa propre existence, et cette connaissance est intuitive.
  2. La seconde est que son essence n’existe que par elle-même, qu’elle ne saurait se passer d’elle-même, et qu’il est impossible que son existence se réalise sans elle. Ceci est correct et nécessaire.

De même, si l’on affirme : « Il dépend de ce qui entre dans sa propre essence », qu’on l’appelle attribut, partie ou autrement, nous demandons : veux-tu dire que cette partie serait l’agent qui le produit, ou quelque chose de semblable ? Voilà qui est impossible et vain, et aucun esprit sensé ne le soutiendrait. Mais si tu entends seulement qu’il n’existe qu’avec l’existence de cette [partie], et qu’il est impossible qu’il existe sans elle, alors la nécessité que tu attribues ici est moindre que celle que tu attribues à son essence. Or, si son essence ne peut exister que par elle-même, à plus forte raison ne peut-il exister que par ce qui entre dans son essence. Et si cette nécessité est inéluctable et ne comporte aucune objection, cela vaut, a fortiori, pour le cas précédent. Ainsi, de même que supposer que son essence puisse se passer d’elle-même entraîne son inexistence, supposer qu’il puisse exister sans ce qui est inclus dans la signification même de son être — ce qui lui est indissociablement attaché — entraîne réellement son inexistence.

فليس هذا مورد كلامنا وإن أريد أن المفتقر إلى ما يدخل في نفسه ممكن بنفسه كان هذا ممنوعا بل كان معلوم الفساد بالضرورة فإن افتقاره إلى ما يدخل في نفسه ليس بأعظم من افتقاره إلى نفسه وإذا كان هو موجود بنفسه بمعنى أنه لا يفتقر إلى مباين له لم يلزم من هذا ألا تفتقر نفسه إلى نفسه فكذلك لا يلزم ألا تفتقر إلى ما يدخل في مسمى نفسه وإذا قيل هو مفتقر إلى نفسه فله معينان أحدهما أنه مفتقر إلى أن يفعل نفسه ونحو ذلك فهذا ممتنع لذاته فإن الشيء لا يكون فاعلا لنفسه والعلم بذلك ضروري وإن أريد بذلك أن نفسه لا تكون إلا بنفسه ولا تستغني عن نفسه ويمتنع وجود نفسه بدون نفسه فهذا صحيح لا بد منه وإذا قيل هو مفتقر إلى ما يدخل في نفسه سواء سمي صفة أو جزءا أو غير ذلك قيل أتريد به أن ذلك الجزء يكون فاعلا له أو ما يشبه هذا فهذا ممتنع باطل ولا يقوله عاقل وإن أردت بذلك أنه لا يكون موجودا إلا بوجود ذلك وأنه يمتنع وجوده بدونه ونحو ذلك كان ما يقدر في هذا دون ما يقدر في نفسه وإذا كان لا توجد نفسه إلا بنفسه فأن لا يوجد إلا بما يدخل في نفسه بطريق الضرورة وإذا كان ذلك أمرا واجبا لا محذور فيه فهذا بطريق الأولى وإذا كان تقدير استغناء نفسه عن نفسه يوجب عدمه فكذلك تقدير وجوده بدون ما هو داخل في مسمى نفسه مما هو لازم له يوجب عدمه بالحقيقة

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies