ne se ressemblent, selon eux, sous aucun aspect. Quant à toute paire d’êtres présentant quelque similitude – tels les corps –, ils en proclament l’identité absolue : à leurs yeux, ils sont semblables en tout point, sans autre différence que les accidents qui leur surviennent.
Ces mêmes personnes déclarent que quiconque affirme ce qui, d’après leur terminologie, implique la corporalité (taǧsīm) est un anthropomorphiste assimilateur (mušabbih mumaththil). Telle est la méthode adoptée par nombre de théologiens spéculatifs parmi les muʿtazilites, les ašʿarites et ceux qui vont dans leur sens, comme le Qâḍî Abû Yaʿlâ dans al-Muʿtamad et d’autres encore.
La majorité des savants, toutefois, soutient qu’une chose peut ressembler à une autre sous un certain aspect tout en s’en distinguant sous un autre. C’est là l’avis rapporté des Pieux Prédécesseurs et des Imâms, tel l’Imâm Aḥmad et d’autres. Aussi blâment-ils quiconque nie toute ressemblance, fût-elle partielle, entre deux existants, en affirmant : « Il n’est point de deux êtres sans que l’un d’eux ne ressemble à l’autre sous quelque rapport. »
Les attributs se divisent en deux catégories :
- Les attributs de déficience ; il convient de déclarer le Seigneur absolument exempt de ceux-ci, tels la mort, l’incapacité ou l’ignorance.
- Les attributs de perfection ; il est impossible qu’une créature L’égale dans ceux-là. De même, tout ce qui est spécifique à la créature ne saurait être attribué au Créateur ; ainsi, Il n’est décrit ni par une imperfection ni par quoi que ce soit qui soit l’apanage des créatures, car tout ce qui leur est propre comporte nécessairement une déficience. Quant aux attributs de perfection qui Lui sont établis, aucun être n’est en mesure de Le rejoindre en cela.