Quant à l’humanité commune absolue, elle ne se trouve que dans les intelligences ; elle n’existe pas, en tant qu’universel absolu, dans les réalités concrètes. Tout ce qui est existant au dehors ne comporte aucune participation, et ce qui fait l’objet d’une participation est précisément l’universel absolu, lequel ne saurait être un universel absolu qu’au sein de l’intellect.
Ainsi, si la créature n’est partagée par nul autre dans ce qui constitue son essence, ses attributs et ses actes, le Créateur – exalté soit-Il – est, à plus forte raison, à l’abri de toute participation en quoi que ce soit de ce qui Lui appartient. Certes, une créature peut ressembler à une autre, l’égaler ou lui être comparable, mais Allah – glorifié et exalté soit-Il – n’a ni équivalent, ni pareil, ni homonyme.
Le simple fait qu’il existe, à titre absolu, une correspondance dans certains noms et attributs, engendrant une certaine forme de ressemblance, n’implique nullement l’identification ni l’équivalence. Cela est inévitable pour toute paire d’êtres existants : ils doivent nécessairement s’accorder sur certains noms et attributs et se ressembler sous cet aspect. Celui qui nie cette nécessité tombe dans la négation (taʿṭîl), et celui qui assimile ne fût-ce qu’un seul attribut d’Allah à un attribut des créatures tombe dans l’anthropomorphisme (tamthîl). La vérité consiste donc à rejeter tout à la fois l’anthropomorphisme et la négation : il faut affirmer les attributs de perfection, ce qui exclut la négation, et affirmer Son exclusivité dans ce qui Lui revient, de manière à exclure l’assimilation.
Or, un groupe de gens identifie tamthîl et tashbîh et soutient qu’il est impossible qu’une chose ressemble à une autre sous un certain aspect tout en s’en distinguant sous un autre ; selon eux, toute paire d’éléments différents, tels le noir et le blanc, car tous deux