Les créatures ont tressé pour Dieu maints crédos ;
Et moi, j’ai professé tous les liens de ces crédos.
Quant au quatrième point, il constitue l’ultime parole des imâms des Jahmiyyah : la perplexité et le doute, soit parce que les preuves se neutralisent les unes les autres selon certains, soit parce que, pour d’autres, il n’existe aucun argument directeur. Or, pour les partisans de la « Wahdah », cet état représente le plus haut degré de la science d’Allah — qu’Il soit exalté. Le développement de ces questions est exposé ailleurs.
Notre propos, ici, est seulement d’attirer l’attention sur les lieux de convergence des discours ainsi que sur la source de l’égarement : ils ont saisi le terme « tashbîh » dans un sens commun, indifférencié, et ont voulu le réfuter sous toutes ses acceptions. Or, il est notoire qu’il n’existe pas deux êtres sans qu’il y ait entre eux un certain point de concordance ; même si le sens universel partagé ne se rencontre que dans les esprits et non dans les choses concrètes, il faut néanmoins qu’entre les individus inclus sous un même nom général subsiste une forme de ressemblance, du fait même qu’ils participent à ce sens commun. Beaucoup se sont fourvoyés à ce propos dans les jugements relatifs aux notions universelles dont les individus se confondent : les uns postulent que l’universel existe, à l’extérieur, en tant qu’universel ; les autres prétendent que ses individus ne s’accordent que dans la simple dénomination. Telle est la question des « ahwâl » qui a déconcerté nombre de personnes — et l’examen rigoureux