Cinquième aspect : on dira que toute entité particulière est apte à recevoir la vie, car Allah est parfaitement capable de créer la vie, ainsi que tout ce qui l’accompagne, dans toute chose.
Sixième aspect : admettons que vous ne le qualifiiez ni de mort, ni d’ignorant, ni d’impuissant ; il faudrait alors dire qu’il n’est ni vivant, ni savant, ni capable. Or, le simple fait de lui retirer ces attributs renferme la même imperfection que de le dire mort, ignorant ou impuissant – et même davantage. C’est ainsi que l’insuffisance de l’inanimé est plus grave que celle de l’aveugle : toute objection liée à l’absence de capacité (ʿadam al-malaka) subsiste dans la négation générale, et plus encore.
Septième aspect : on dira à ces négateurs : vous avez écarté ces noms par crainte du tachbîh (assimilation). Si vous vous limitez à nier l’affirmation, vous le comparez à l’inexistant ; et si vous niez à la fois affirmation et négation en déclarant : « Il n’est ni existant ni inexistant », vous le comparez alors à l’impossible. Vous avez ainsi fui l’assimilation à l’Être vivant parfait pour finir par l’assimiler, d’abord à l’être vivant déficient, puis à l’inexistant, puis à l’impossible ; vous êtes comme celui qui cherche refuge contre la fournaise dans le feu. Tel est le sort inéluctable de quiconque nie quelque attribut qu’Allah S’est Lui-même attribué : il ne se détourne d’un écueil que pour tomber dans un autre semblable ou pire, tout en démentant la parole d’Allah et en Lui retirant les attributs de perfection qui Lui sont établis.