Son frère, ʿAbd ar-Raḥmân ibn ʿAbd al-Ḥalîm, était un homme pieux et vertueux ; il se fit enfermer avec le shaykh à Alexandrie, lui vouait une grande vénération et le tenait en haute estime (16).
Un autre de ses frères, Sharaf ad-Dîn Abou Muhammad ʿAbd Allah ibn ʿAbd al-Ḥalîm, était un grand mémorisateur, ascète, combattant et dévot, d’une grande scrupulosité. Remarquable juriste, il maîtrisait les notices biographiques des Anciens et leurs dates de décès, et multipliait les actes d’adoration et de dévotion (17).
Ses traits, son courage et sa générosité
Adh-Dhahabî déclare : « Le shaykh avait le teint clair ; ses cheveux et sa barbe étaient noirs, avec peu de cheveux blancs. On eût dit que ses yeux parlaient tant ils étaient expressifs. De taille moyenne, large d’épaules, il possédait une voix puissante et lisait avec célérité. Une certaine vivacité pouvait parfois le gagner, mais il la domptait aussitôt par la patience et l’indulgence. Il atteignait le summum du courage, de la magnanimité et de la pénétration intellectuelle. Je n’ai jamais rencontré son égal dans la supplication, le recours implorant à Allah et la constance de son recueillement… » (18).
Al-Bazzâr ajoute : « Il était l’un des hommes les plus courageux et les plus fermes de cœur ; je n’ai jamais vu quelqu’un au sang-froid plus inébranlable ni plus utile dans le combat contre l’ennemi. Il luttait dans la voie d’Allah par son cœur, sa langue et sa main, sans craindre le blâme de quiconque. » (19)
Le même rapporte encore : « La générosité était chez lui innée, sans affectation ni artifice. Jamais il ne renvoyait celui qui sollicitait ce qu’il pouvait donner, qu’il s’agît d’argent, de vêtements ou de livres. » (20)