L’ouvrage est achevé et, par la grâce d’Allah, il se répandra dans le bien ; il a été copié par le plus pauvre des serviteurs d’Allah, le plus avide de Son pardon : Ṣâliḥ ibn Aḥmad ibn ʿAbd al-Qâdir. Qu’Allah lui pardonne, ainsi qu’à ses parents, aux croyants et aux croyantes.
Conclusion :
Dans cette précieuse épître, Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — démontre que le Véridique (Abû Bakr) — qu’Allah l’agrée — est le meilleur des Compagnons, et même le meilleur membre de cette communauté après son Prophète. En effet, des hadiths authentiques et explicites ont été révélés à son sujet, hadiths qu’aucun autre Compagnon ne partage avec lui ; ils le distinguent notamment :
• le fait que, si le Prophète ﷺ avait pris un intime (khalîl), cet intime eût été Abû Bakr ;
• l’ordre donné par le Prophète ﷺ à Abû Bakr de diriger la prière des fidèles durant sa maladie ;
• la charge qu’il lui confia de présider le pèlerinage la neuvième année de l’Hégire.
Quant aux autres Compagnons, les hadiths relatifs à leurs mérites sont, pour la plupart, partagés avec d’autres qu’eux.
Point utile :
Il nous paraît opportun de clore cette noble épître par un récit (athar) dont la chaîne de transmission est authentique et dont les paroles proviennent de ʿAlî — qu’Allah l’agrée — lui-même. On y trouve l’évocation des mérites des deux cheikhs et de leur rang en Islam ; l’intéressé a donc statué sur la question. Il en ressort que le débat sur la prééminence possède de profondes racines historiques et qu’il ne s’agit pas d’une simple préférence : certains gens guidés par leurs passions l’exploitent pour dénigrer les deux illustres Compagnons Abû Bakr et ʿUmar — qu’Allah les agrée.
Suwayd ibn Ghafala ⦗146⦘ rapporte : « Je passai auprès d’un groupe de shîʿites ; ils médisaient d’Abû Bakr et d’ʿUmar — qu’Allah les agrée — et les rabaissaient. Je me rendis alors auprès de ʿAlî ibn Abî… »