Question : lorsqu’il se trouve dans le serviteur un amour…
Bism Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
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Bism Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
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Imaginons qu’un serviteur éprouve de l’amour pour ce qui est, en soi, bien, véridique et digne d’éloge : il accomplit donc ces actes par amour pour eux-mêmes, non pour Allah, ni pour quelque autre associé. Ainsi, il peut aimer faire preuve de bienfaisance envers les nécessiteux, aimer pardonner aux auteurs de méfaits, aimer la science, la connaissance et la saisie des réalités, aimer la véracité, la fidélité aux engagements, l’acquittement des dépôts confiés et le maintien des liens familiaux. Cette disposition est très répandue chez les créatures, qu’elles soient encore dans leur ignorance ou déjà dans l’islam, et elle touche les deux facultés de l’âme : la cognitive et la pratique. De fait, la plupart des étudiants en science la recherchent par amour ; c’est à ce propos qu’Abû Dâwûd demanda à l’imâm Ahmad ibn Hanbal : « As-tu recherché — ou, dit-il : rassemblé — cette science pour Allah ? » Il répondit : « Pour Allah, c’est chose rare ; mais une affaire m’a été rendue aimable et je l’ai accomplie. »
Tel est l’état de la majorité des âmes : Allah y a placé l’amour de la connaissance, de la science et de la compréhension des réalités ; Il peut aussi y créer l’amour de la véracité, de la justice et de la fidélité aux pactes, ainsi que l’amour de la bienfaisance et de la miséricorde envers les gens. Le serviteur accomplit donc ces actes sans chercher, par là, à se rapprocher de quelque créature que ce soit, sans désirer la louange de quiconque ni craindre son blâme ; il les réalise plutôt parce que ces perceptions et ces mouvements lui procurent jouissance et délice, lui apportent joie et allégresse — tout comme il se délecte simplement à entendre des sons harmonieux, à contempler des spectacles réjouissants ou à humer un parfum délicat.