le cœur d’un être humain. Ainsi, lorsque Allah nous révèle l’invisible qui Lui est propre – Paradis et Enfer –, nous en saisissons la portée, nous comprenons ce qu’Il veut que nous comprenions par cette annonce et nous l’expliquons selon cette compréhension. Quant à la réalité même de ce qui est annoncé, notamment ce qui n’existe pas encore et n’adviendra qu’au Jour de la Résurrection, cela relève de l’interprétation ultime que nul ne connaît en dehors d’Allah.
C’est pourquoi, lorsque Mâlik – et d’autres savants des premières générations – furent interrogés au sujet de cette parole du Très-Haut : « Le Tout-Miséricordieux S’est établi sur le Trône » (sourate 20, v. 5), ils répondirent : « L’établissement est connu, son “comment” demeure inconnu ; y croire est obligatoire, en questionner la modalité est une innovation. » Il en allait de même pour Rabîʿa, maître de Mâlik, qui avait déclaré avant lui : « L’établissement est connu, le “comment” est inconnu. De la part d’Allah vient l’explication, au Messager incombe la transmission, et à nous la foi. » Il indiqua ainsi que