leurs intentions, des intentions que la simple langue ne saurait dévoiler. En revanche, l’interprétation (ta’wîl) des ordres et des interdictions doit impérativement être déterminée, contrairement à l’interprétation des énoncés informatifs.
Une fois cela établi, l’interprétation de ce qu’Allah rapporte au sujet de Sa propre Essence – transcendante, autosuffisante, porteuse des réalités que recouvrent Ses Noms et Ses attributs – n’est autre que la réalité même de cette Essence sanctifiée, qualifiée par ces attributs. De même, l’interprétation de ce qu’Il annonce en matière de promesse et de menace correspond exactement à ce qui se réalisera réellement comme promesse ou menace.
[Ce qui est rapporté dans le Coran ou dans la sunna : nous appliquons ce qui en est explicite et nous croyons à ce qui en est équivoque.]
C’est pourquoi, pour tout hadith qui nous parvient, nous mettons en pratique ses passages catégoriques et nous adhérons par la foi à ses passages mutashâbih (ambigus). En effet, lorsqu’Allah parle de Lui-même ou du Jour dernier, Il emploie des termes qui, tout en se ressemblant, n’ont pas la même réalité que ce que nous connaissons ici-bas. Il nous informe ainsi qu’au Paradis se trouvent de la viande, du lait, du miel, de l’eau, du vin, et autres délices semblables : ces réalités ressemblent à celles d’ici-bas par le mot et par l’idée, mais elles ne leur sont pas identiques, et leur réalité n’est pas la même.