Ainsi, le taʾwîl des récits eschatologiques que contient le Coran n’est autre que ce dont Allah – Très-Haut – y a Lui-même informé : la Résurrection, le Jugement, la rétribution, le Paradis, l’Enfer, et tout ce qui s’y rattache. C’est dans ce sens que, dans l’épisode de Joseph, lorsque son père et ses frères se prosternèrent devant lui, il déclara : « Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve d’autrefois. » (Coran 12 : 100). Il a donc considéré que la réalité même qui se matérialisait constituait l’interprétation du songe.
Le second sens de taʾwîl correspond à l’explication d’un discours : il s’agit des propos par lesquels on commente un énoncé pour en saisir le sens, en connaître la cause ou la preuve. Quant au troisième sens, il renvoie à la chose même qui existe concrètement hors de l’esprit. Ainsi, ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – rapporte : « Lorsque le Prophète ﷺ était incliné ou prosterné, il disait : “Gloire et louange à Toi, notre Seigneur ! Ô Allah, pardonne-moi.” » ; il mettait ainsi en pratique