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Le second sens du taʾwîl correspond à l’exégèse elle-même, au tafsîr. C’est, de loin, l’usage dominant chez les commentateurs du Coran. Ibn Ǧarîr et d’autres auteurs de tafsîr emploient ainsi la formule : « Les savants du taʾwîl ont divergé… ». Mujâhid, l’imam des exégètes — Sufyân al-Ṯawrî disait : « Lorsque l’explication vient de Mujâhid, elle te suffit. » — est la référence sur laquelle se fondent aš-Šâfiʿî, Aḥmad ibn Ḥanbal, al-Buḫârî et bien d’autres. Dès lors, lorsqu’on affirme qu’il connaît le taʾwîl des versets ambigus, il s’agit simplement de dire qu’il en possède l’explication.
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Troisièmement, le taʾwîl peut désigner la réalité à laquelle un énoncé aboutit. Le Très-Haut dit : « Qu’attendent-ils donc, sinon sa réalisation ? Le jour où sa réalisation surviendra, ceux qui l’avaient jadis oubliée diront : “Les messagers de notre Seigneur sont bel et bien venus avec la vérité.” » (Coran 7 : 53).