pas fait dépendre ce qui est en haut de ce qui est en bas : l’air est au-dessus de la terre sans avoir besoin qu’elle le soutienne ; les nuages, eux aussi, se tiennent au-dessus de la terre sans qu’elle les porte ; les cieux dominent la terre et n’ont nul besoin qu’elle les supporte. Dès lors, le Très-Haut, l’Auguste, Seigneur et Souverain de toute chose, qui Se trouve au-dessus de l’ensemble de Sa création, comment pourrait-Il avoir besoin de Ses créatures ou de Son Trône ? Comment Sa transcendance au-dessus de la création impliquerait-elle une quelconque dépendance, alors qu’une telle implication n’existe même pas chez les créatures ? Il est d’ailleurs établi que tout attribut d’indépendance reconnu à une créature appartient, à plus forte raison, au Créateur – exalté soit-Il –, qui en est le plus digne et le plus prioritaire.
[Attribut : « l’Élévation »]
Il en va de même pour Sa parole : « Êtes-vous à l’abri de Celui qui est au ciel, qu’Il fasse s’effondrer la terre sous vos pieds, et voilà qu’elle se met à trembler ? » (Coran 67, 16). Quiconque s’imagine que cette āya impliquerait qu’Allah se trouverait à l’intérieur des cieux est, d’avis unanime, un ignorant égaré ; certes, lorsque nous affirmons que le soleil et la lune sont dans le ciel, l’expression le suggère, mais la préposition « fî » (dans) est liée tant au mot qu’elle régit qu’à celui qu’elle introduit : son sens varie selon le terme précédant et le terme suivant.