, puis Il a opéré Son istiwâʾ, tout comme Il a indiqué qu’Il décrète puis guide, qu’Il a bâti le ciel avec puissance, qu’Il est avec Moïse et Aaron, entendant et voyant, et d’autres passages semblables. Jamais Il n’a évoqué un istiwâʾ absolu qui conviendrait à la créature, ni une formule générale qui l’engloberait ; pas plus qu’Il ne l’a fait pour le reste de Ses attributs. Il n’a mentionné qu’un istiwâʾ qu’Il rapporte à Sa noble Essence.
Si l’on supposait – pure hypothèse impossible – qu’Il fût semblable à Ses créatures (qu’Il soit exalté au-dessus d’une telle idée), Son istiwâʾ ressemblerait alors au leur. Mais puisqu’Il n’est en rien comparable à eux ; puisqu’il est établi qu’Il se suffit à Lui-même, qu’Il a créé le Trône et tout le reste, que tout ce qui existe dépend de Lui tandis que Lui n’a besoin de rien ; et puisqu’Il n’a évoqué qu’un istiwâʾ qui Lui est propre, sans l’élargir à quiconque ni l’adapter à un autre — de même qu’Il ne parle, pour Sa science, Sa puissance, Sa vision, Son audition et Sa création, que de ce qui Lui est spécifique — comment peut-on donc imaginer que, parce qu’Il est établi sur le Trône, Il en serait tributaire, ou que, si le Trône venait à s’effondrer, Il tomberait avec lui ? Gloire et pureté à Lui ! Il est infiniment au-dessus des propos des injustes et des négateurs.
N’est-ce pas là une ignorance pure et un égarement manifeste de la part de quiconque a compris la chose ainsi, l’a imaginée, l’a prise pour le sens apparent de l’expression, ou l’a tenue pour possible au sujet du Seigneur des mondes, le Riche qui n’a besoin de