on en conclurait alors que, si le Trône venait à disparaître, le Seigneur – exalté soit-Il – tomberait. Puis, pensant lever lui-même cette conséquence, il déclare : « Son istiwâʾ n’est ni un fait de s’asseoir, ni une fixation. »
Or il ne voit pas que les notions de « s’asseoir » (quʿūd) et de « se fixer » (istiqrâr) relèvent du même débat que celle d’istiwâʾ : si la dépendance (le besoin) entrait dans l’un de ces termes, il n’y aurait aucune différence entre istiwâʾ, quʿūd et istiqrâr, et, en ce sens, Allah n’est ni établi, ni fixé, ni assis. Et si, au contraire, on exclut de ces mots tout ce que l’on exclut déjà du terme istiwâʾ, alors affirmer l’un et nier l’autre n’est qu’arbitraire.
Certes, on sait qu’il existe des distinctions notoires entre istiwâʾ, istiqrâr et quʿūd ; toutefois, l’objectif ici est de souligner l’erreur de celui qui rejette une notion tout en admettant son équivalent.
Cette erreur procède de sa méprise quant à la réalité de l’istiwâʾ divin sur le Trône : il s’imagine qu’il ressemble à l’installation de l’homme sur le dos des montures ou sur le pont d’un navire.
Or aucun terme du verset ne l’indique, car Allah rapporte l’istiwâʾ à Sa noble personne, de même qu’Il Lui attribue l’ensemble de Ses actes et de Ses attributs ; ainsi mentionne-t-Il qu’Il a créé