— à savoir les attributs divins —, et il réduit leur portée à une assimilation aux créatures. Il réunit ainsi, au sujet d’Allah et de Sa parole, la négation et l’anthropomorphisme, devenant un déviant à l’égard de Ses Noms et de Ses signes.
[Éclaircissement à propos des deux attributs que sont l’« istiwâʾ » (l’établissement sur le Trône) et l’« ʿulû » (l’élévation)]
Par exemple, tous les textes décrivent le Dieu Très-Haut comme étant au-dessus (ʿulû) et supérieur aux créatures, et comme S’étant établi sur le Trône. Son élévation et Sa séparation d’avec la création se connaissent par la raison conforme à la Révélation, tandis que l’établissement sur le Trône ne se connaît que par la Révélation. Nulle part, dans le Coran ou la Sunna, Il n’est qualifié de « ni à l’intérieur du monde ni à l’extérieur, ni séparé de lui ni compris en lui ».
[Attribut de l’« istiwâʾ »]
Celui qui s’égare s’imagine que, si l’on attribue à Allah l’établissement sur le Trône, cet établissement ressemble à celui d’un homme qui se tient sur le pont d’un navire ou sur le dos d’une monture, conformément à cette parole divine : « Il a mis à votre disposition les vaisseaux et les bêtes de somme afin que vous montiez sur leurs dos » (Coran 43, 12-13). Il se figure donc que, si Allah est établi sur le Trône, Il en aurait besoin comme celui qui est assis sur un navire ou une monture dépend d’eux ; si le navire venait à se briser, son passager tomberait, et si la monture trébuchait, le cavalier chuterait. Ainsi, par analogie