ainsi que ce verset : « Allah les agrée et ils L’agréent », et Sa parole : « puis Il S’est établi sur le Trône » ; toutes deux doivent être comprises selon leur sens manifeste. Cela n’implique pas pour autant que Son établissement soit comparable à celui d’une créature, ni que Son amour ressemble à l’amour d’une créature, ni que Son agrément soit semblable à leur agrément.
Si l’auditeur s’imagine que le sens apparent de ces attributs équivaut à ceux des créatures, il devrait alors conclure qu’aucun de ces sens manifestes n’est voulu. En revanche, s’il est convaincu que ce sens apparent est ce qui sied au Créateur et Lui est propre, il n’a pas le droit de le rejeter ni de prétendre qu’il n’est pas visé, sauf s’il dispose d’une preuve décisive allant dans ce sens. Or rien, ni dans la raison ni dans la Révélation, ne justifie une telle négation, sinon les mêmes arguments qui serviraient à contester l’ensemble des attributs ; le raisonnement est donc identique pour tous.
Pour éclairer cela, rappelons que nos attributs se répartissent en deux catégories : certains sont des réalités concrètes et corporelles, c’est-à-dire des parties de nous-mêmes, comme le visage et la main ; d’autres sont des qualités et des accidents qui résident en nous, tels que l’ouïe, la vue, la parole, la science et la puissance.
Par ailleurs, lorsque le Seigneur S’est décrit Lui-même comme Vivant, Savant et Puissant, aucun musulman n’a soutenu que le sens apparent de ces qualificatifs ne soit pas voulu, car le concept qu’ils véhiculent, pour ce qui Le concerne