De la sorte, Allah – exalté soit-Il – se désigne tantôt au singulier, que ce soit par un nom explicite ou par un pronom implicite, tantôt au pluriel, comme dans : « Nous t’avons certes accordé une victoire éclatante » (48 : 1), et dans bien d’autres passages. En revanche, Il ne Se désigne jamais au duel ; la forme plurielle exprime en effet la majesté qui Lui revient et peut renvoyer à la multiplicité de Ses attributs, tandis que la forme du duel dénote un nombre limité, dont Il est infiniment sanctifié.
Ainsi, s’Il avait dit : « Qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner devant ce que Ma main a créé ? », l’expression aurait été comparable à : « … de ce qu’ont façonné Nos mains » (36 : 71), et analogue aux formules : « Entre Sa main est la royauté » (67 : 1) et « Entre Ta main est tout bien » (3 : 26). Et s’Il avait déclaré : « J’ai créé de Ma main », au singulier, l’énoncé aurait déjà été distinct ; que dire alors lorsqu’Il affirme, au duel : « J’ai créé de Mes deux mains » (38 : 75) !
À cela s’ajoutent les hadiths nombreux, voire unanimement transmis, et le consensus des Pieux Prédécesseurs confirmant ce qu’enseigne le Coran, comme cela est exposé en détail ailleurs, notamment dans cette parole : « Les équitables, auprès d’Allah, se tiendront sur des chaires de lumière… »