Ces deux passages ne sont donc pas comparables. En effet, dans le verset des bestiaux, l’action est attribuée aux « mains », de sorte qu’il rappelle cette parole : « … à cause de ce que vos propres mains ont acquis » (42 : 30). Tandis que, dans l’autre, l’acte est rapporté à Allah Lui-même : « … pour ce que J’ai créé », puis Il précise : « de Mes deux mains ».
De plus, dans ce verset-là, Il se désigne au singulier et, pour les mains, emploie le duel, comme dans : « Bien au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes » (5 : 64). Ici, au contraire, les mains sont rattachées au pronom de la première personne du pluriel, à l’instar de : « … qui vogue sous Nos yeux » (54 : 14).
L’usage du pluriel dans ce contexte s’apparente, pour sa portée, à ces formulations au singulier : « Entre Sa main est la royauté » (67 : 1) et « Entre Ta main est tout bien » (3 : 26).