Cela prouve explicitement qu’Allah, exalté soit-Il, n’est ni atteint par la maladie ni sujet à la faim ; c’est Son serviteur qui est tombé malade et qui a eu faim. Il a donc rapporté la faim de Son serviteur à Lui-même, de même que sa maladie, et l’a expliqué en disant : « Si tu l’avais nourri, tu aurais trouvé cette récompense auprès de Moi ; si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui. » Ainsi, il ne reste dans ce hadith aucune expression qui requière une interprétation allégorique.
Quant à la parole : « Les cœurs des serviteurs se trouvent entre deux doigts parmi les doigts du Tout-Miséricordieux », son sens apparent n’implique nullement que le cœur soit physiquement lié aux doigts, qu’il les touche ou qu’il soit contenu en leur sein. De même, lorsque quelqu’un dit : « Ceci est entre mes deux mains », rien n’exige qu’il le tienne effectivement dans ses mains. Et lorsque le Coran dit : « …et les nuages soumis entre le ciel et la terre » (2 : 164), cela n’implique pas qu’ils soient en contact avec le ciel ou la terre. Les exemples de ce genre sont nombreux.
[Différence entre la parole divine : « …pour ce que J’ai créé de Mes mains » et la parole : « …parmi ce qu’ont façonné Nos mains »]
Une confusion analogue consiste à assimiler des formules qui ne sont pas comparables, comme on l’a fait au sujet du verset : « Qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner devant celui que J’ai créé de Mes deux mains ? » (38 : 75), en prétendant qu’il serait équivalent à celui-ci : « Ne voient-ils pas que Nous avons créé pour eux, parmi ce qu’ont façonné Nos mains, des bestiaux ? » (36 : 71).