la main d’Allah et embrassé Sa droite. Or il est bien établi que le comparé n’est jamais identique à ce à quoi on le compare ; le texte même du hadith montre donc que celui qui touche la Pierre noire ne serre pas la main d’Allah et qu’elle n’est pas, à proprement parler, Sa droite. Comment, dès lors, pourrait-on qualifier la prise au pied de la lettre de ce hadith de mécréance et prétendre qu’il exigerait une interprétation allégorique ? D’autant que ce hadith n’est rapporté que par Ibn ʿAbbâs.
Quant à l’autre hadith, il est explicitement formulé dans le recueil authentique : « Allah dira : “Ô Mon serviteur, J’ai eu faim et tu ne M’as pas nourri.” Il répondra : “Seigneur, comment Te nourrirais-je alors que Tu es le Seigneur des mondes ?” Il dira : “Ne savais-tu pas que Mon serviteur Untel a eu faim ? Si tu l’avais nourri, tu aurais trouvé cette récompense auprès de Moi. Ô Mon serviteur, Je suis tombé malade et tu ne M’as pas rendu visite.” Il dira : “Seigneur, comment Te visiterais-je alors que Tu es le Seigneur des mondes ?” Il dira : “Ne savais-tu pas que Mon serviteur Untel était malade ? Si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui.” »