Troisième principe – Affirmer que le sens apparent des textes traitant des attributs est, ou n’est pas, celui qui est voulu appelle une mise au point.
Lorsque quelqu’un déclare : « Le sens apparent des textes est voulu » ou « leur sens apparent n’est pas voulu », on répond que l’expression « sens apparent » est équivoque et polysémique. Si l’interlocuteur pense que ce sens apparent impliquerait d’assimiler les attributs divins à ceux des créatures, ou de Lui attribuer ce qui leur est propre, il ne fait aucun doute que tel n’est pas le sens visé.
Cependant, les pieux prédécesseurs et les imâms ne nommaient pas cela « sens apparent » ; ils n’acceptaient pas davantage que l’apparence du Coran et de la sunna puisse conduire à la mécréance ou à la fausseté. Allah – exalté soit-Il – est trop savant et trop sage pour que Ses propres paroles, par lesquelles Il S’est décrit, ne fassent ressortir que mécréance et égarement.
[Erreur de ceux qui estiment que le sens apparent des textes implique l’assimilation]
Ceux qui prêtent aux textes un tel sens apparent se trompent de deux manières :
- Ils érigent parfois une signification corrompue en « sens apparent », puis jugent nécessaire de recourir à une interprétation qui contredit ce prétendu sens, alors qu’il n’en est rien.
- D’autre part, ils rejettent la signification véridique qui constitue réellement le sens apparent de l’expression, parce qu’ils croient qu’elle est fausse.
[Exemples]
À la première catégorie se rattache ce qu’ils ont avancé au sujet de la parole divine rapportée dans le ḥadith : « Ô Mon serviteur, J’ai eu faim et tu ne M’as pas nourri… », ainsi que de cet autre récit : « La Pierre noire est la main droite d’Allah sur terre. »