du monde ; partant, lorsque l’on déclare : « Il n’est pas localisé », on entend qu’Il n’est ni à l’intérieur du monde ni à l’extérieur.
Ils n’ont donc fait que modifier la tournure afin de laisser croire, à ceux qui ne perçoivent pas la réalité de leur discours, qu’il s’agit d’un sens différent, alors que c’est précisément le sens dont la raison intuitive sait l’impossibilité. Pareillement, certains disent : « Il n’est ni vivant ni mort, ni existant ni inexistant, ni savant ni ignorant. »
[Deuxième principe – Les vocables se divisent en deux catégories : 1. un terme appuyé par une preuve scripturaire : son statut]
Deuxième principe. – Tout ce que le Messager a rapporté au sujet de son Seigneur – exalté soit-Il – doit être cru, que nous en comprenions ou non la portée, car il est le Véridique auquel on ne peut mentir. Ainsi, tout ce qui figure dans le Livre et la sunna oblige chaque croyant à y adhérer, même s’il n’en saisit pas le sens.
Il en va de même de ce qui a été établi par l’accord unanime des premières générations de la communauté et de leurs imams, la plupart des questions de ce chapitre se trouvant expressément énoncées dans le Livre et la sunna et reconnues à l’unanimité par les pieux prédécesseurs.
[2. un terme pour lequel aucun texte scripturaire n’existe : son statut]
Quant aux vocables sur lesquels les auteurs tardifs ont divergé, qu’ils les affirment ou les nient, nul n’est tenu – ni même autorisé – de se rallier à quiconque pour en adopter l’affirmation ou la négation avant d’en connaître l’intention ; si l’on vise une vérité, on l’admet ; si l’on vise une fausseté, on la rejette ; et si le propos renferme un élément de vérité