ainsi que l’action et tout ce qui s’y rattache. Or tout attribut de perfection convient, à plus forte raison, au Créateur qu’aux créatures ; s’Il en était dépourvu alors qu’une créature en est dotée, celle-ci serait plus parfaite que Lui.
[Comparaison entre ceux qui nient à Dieu les deux contraires et ceux qui ne Le décrivent que par la négation]
Sache que les jahmites radicaux – tels les Qarmates et ceux qui leur ressemblent – vont jusqu’à Lui refuser l’un et l’autre des deux contraires ; ils affirment : « Il n’est pas existant, et Il n’est pas non plus non-existant ; Il n’est pas vivant, et Il n’est pas non plus non-vivant. »
Or il est manifeste, pour la raison la plus élémentaire, qu’être dépourvu des deux contraires est aussi impossible que de les réunir.
D’autres, quant à eux, ne Le décrivent que par une pure négation ; ils disent : « Il n’est ni vivant, ni entendant, ni voyant. »
Sous un certain aspect, ceux-ci sont plus gravement mécréants que les premiers ; sous un autre, les premiers le sont plus qu’eux.
Et lorsque l’on objecte à ces derniers que leur position revient à Lui attribuer les contraires de ces perfections – la mort, la surdité ou la mutité, par exemple –