— appliquée aussi bien à ce qui est inexistant qu’à ce qui est impossible — n’apporte ni louange ni perfection ; or l’inexistant comme l’impossible n’est jamais l’objet d’éloge ni de plénitude.
[Versets coraniques à l’appui]
C’est pourquoi la plupart des formules négatives par lesquelles Allah, exalté soit-Il, Se qualifie contiennent en réalité l’affirmation d’un mérite. Ainsi dit-Il : « Allah — point de divinité en dehors de Lui — le Vivant, le Subsistant ; ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent… » jusqu’à Sa parole : « …et Sa garde ne Lui pèse point. »
La négation de la somnolence et du sommeil atteste la perfection de Sa vie et de Sa subsistance ; elle met en relief qu’Il est pleinement « le Vivant, le Subsistant ».
De même, l’énoncé « et Sa garde ne Lui pèse point » signifie qu’elle ne Le fatigue ni ne L’alourdit ; cela implique la perfection absolue de Sa puissance. À l’inverse, lorsqu’une créature accomplit quelque chose au prix d’un effort et d’une peine, c’est là un déficit dans sa capacité et un défaut dans sa force.
Il en va de même de Sa parole : « Pas le poids d’une poussière ne Lui échappe dans les cieux ni sur la terre », car le fait de nier qu’il Lui échappe quoi que ce soit implique qu’Il connaît chaque particule des cieux et de la terre.
Et de Sa parole encore : « Nous avons certes créé les cieux et la terre, ainsi que ce qui se trouve entre eux, en six jours, et aucune lassitude ne Nous a touchés » : la négation même de toute lassitude —