— il en résulte que, dans cette terminologie, l’âme est un corps.
[Ce que l’on veut montrer en prenant l’âme pour exemple]
L’idée est la suivante : puisque l’âme existe véritablement, qu’elle est vivante, connaissant, puissante, qu’elle entend et voit, qu’elle monte et descend, qu’elle va et vient, et qu’elle possède d’autres attributs semblables, alors que les esprits sont incapables d’en concevoir la modalité ou d’en fixer les limites — faute d’avoir jamais observé quelque chose de comparable, une chose ne pouvant être connue qu’en la voyant elle-même ou en voyant son analogue —, si donc l’âme réunit de tels attributs sans pourtant ressembler aux créatures visibles, le Créateur, à plus forte raison, est entièrement distinct de Ses créatures tout en étant qualifié des Noms et des attributs qui Lui conviennent. Les intelligences sont encore plus incapables de Le délimiter ou de Le qualifier qu’elles ne le sont de circonscrire ou de qualifier l’âme.
Ainsi, celui qui nie les attributs de l’âme se fait négateur et les abolit, tandis que celui qui la compare aux créatures qu’il observe est un ignorant qui la ramène à une forme qui n’est pas la sienne, alors qu’elle —