[Analogie a fortiori]
On ne doit donc pas forger, au sujet d’Allah, des exemples impliquant la moindre similitude avec Ses créatures ; car nul ne Lui est comparable, et c’est à Lui qu’appartient l’exemple suprême. Il n’est pas permis de Le faire entrer, avec la créature, ni dans une analogie par ressemblance (qiyās tamthīl), ni dans une analogie de généralité où tous les cas seraient placés sur le même plan (qiyās shumūl). En revanche, c’est l’exemple suprême qui s’applique à Lui : toute perfection que possède la créature, le Créateur y est plus exclusivement fondé ; toute imperfection dont la créature est préservée, le Créateur mérite, à plus forte raison, d’en être tenu éloigné. Si déjà une créature est dite différente d’une autre bien qu’elles partagent un même nom, le Créateur doit, a fortiori, être déclaré exempt de toute ressemblance avec les créatures, même lorsqu’un terme identique est employé à Son propos.
[Deuxième exemple : l’âme]
Il en est de même pour le deuxième exemple : l’âme (rūḥ) qui est en nous. Les textes la décrivent au moyen d’attributs affirmatifs et négatifs, et ils rapportent qu’elle s’élève, qu’elle monte de ciel en ciel, qu’elle est saisie hors du corps et en est retirée comme on retire un cheveu de la pâte.
[Divergence des hommes sur la nature de l’âme]
Les avis divergent à son sujet : certains groupes de théologiens spéculatifs la considèrent comme une partie du corps, ou