la récompense et le châtiment, tout en rejetant nombre des attributs qu’Il a affirmés ; tel est le cas de certaines écoles de la théologie spéculative : les muʿtazilites et ceux qui partagent leurs vues.
– le troisième groupe : ils ont nié l’un et l’autre, à l’exemple des qarmates ésotéristes, des philosophes disciples des péripatéticiens et d’autres athées de la même trempe, qui rejettent les réalités de tout ce qu’Allah a rapporté au sujet de Sa propre essence et du Jour dernier.
[L’interprétation ésotérique des commandements et des interdictions]
Beaucoup d’entre eux étendent ensuite cette méthode aux ordres et aux interdictions : ils prêtent aux prescriptions cultuelles et aux interdits légaux des interprétations occultes contraires au sens que les musulmans leur reconnaissent. Ainsi, ils réinterprètent les cinq prières, le jeûne du mois de Ramadan et le pèlerinage à la Maison. Ils prétendent que les cinq prières correspondent à la connaissance de leurs secrets, que le jeûne de Ramadan consiste à dissimuler ces secrets et que le pèlerinage signifie voyager vers leurs cheikhs ; autant d’élucubrations dont chacun sait, de manière évidente, qu’elles sont mensonge et calomnie à l’encontre des messagers — qu’Allah répande Ses bénédictions sur eux —, déformation de la parole d’Allah et de Son Envoyé, et égarement face aux signes divins.
Ils affirment parfois que les prescriptions religieuses n’obligent que la masse et non l’élite ; dès qu’un homme atteint, selon eux, le rang de connaissant, de réalisé et de monothéiste accompli, ils le dispensent des obligations et lui déclarent licites les interdits.