et de Sa satisfaction, de Sa colère et de Son courroux serait Sa simple volonté d’accorder une récompense ou d’infliger une sanction, les mêmes conséquences qu’il redoute pour la volonté se présenteraient donc pour l’amour, la haine, l’agrément et le mécontentement.
Et même s’il réduisait ces attributs à leurs effets – c’est-à-dire aux récompenses et châtiments que Dieu crée – il se retrouverait exposé à ce dont il voulait se dérober, car toute action intelligible doit d’abord résider dans l’agent ; or la récompense et la punition, qui en sont l’effet, n’interviennent qu’en réponse à ce que l’Auteur de la récompense ou du châtiment aime et agrée, ou au contraire déteste et réprouve. Ainsi, s’ils établissent l’acte divin sur le modèle concevable chez la créature, ils tombent dans l’assimilation ; et s’ils l’affirment autrement, il en va de même pour tous les autres attributs.
Chapitre
Quant aux deux exemples proposés :
[Premier exemple : le Paradis]
Dieu – exalté soit-Il – nous a informés de ce que renferme le Paradis parmi les créatures : toutes sortes de nourritures, de boissons, de vêtements et d’épouses.