ainsi que Sa descente et Son établissement sont, de même, des réalités effectives ; et Il possède des attributs de perfection auxquels l’ouïe, la vue, la parole, la descente et l’établissement des créatures ne ressemblent en rien.
[Retour à la discussion de ceux qui admettent certains attributs et en nient d’autres]
Ce raisonnement leur est opposable tant dans l’ordre rationnel que dans l’interprétation des données révélées. En effet, quiconque, sur la base de la seule raison, affirme un attribut et en rejette un autre, se voit, au sujet de l’attribut qu’il a nié — alors même que le Livre et la sunna l’attestent — exposé à la même objection qu’à propos de celui qu’il a accepté ; s’il est invité à distinguer le péril que l’un et l’autre sont censés comporter, il n’en trouve aucune différence.
Dès lors, les négateurs d’une partie des attributs — qui, pour ceux qu’ils récusent, recourent soit au tafwîḍ (renvoi du sens à Dieu), soit à un taʾwîl (interprétation forcée) contredisant l’évidence du terme — ne disposent d’aucune règle cohérente ; lorsqu’on leur demande : « Pourquoi avez-vous interprété tel attribut et entériné tel autre, alors que la question est identique pour les deux ? », ils restent sans réponse valable. Telle est leur contradiction dans la négation.
Il en va de même de leur contradiction dans l’affirmation. Lorsque, pour défendre un sens qu’ils déclarent admissible, ils détournent un texte du sens qu’il exige vers un sens différent, les mêmes conséquences qu’ils craignaient pour le sens évincé s’imposent à nouveau pour le sens adopté. Ainsi, si quelqu’un objecte : « L’interprétation de Son amour… »