le discours même ne serait plus intelligible. Toutefois, nous savons que ce qui est propre à Allah et Le distingue de Ses créatures dépasse infiniment tout ce que l’esprit peut concevoir ou même imaginer.
[Deuxième principe : le propos tenu au sujet des attributs suit celui tenu au sujet de l’Essence]
Ce point devient clair grâce au deuxième principe, énoncé ainsi : le discours concernant les attributs se juge exactement comme celui concernant l’Essence. En effet, « Rien ne Lui ressemble » – ni dans Son Essence, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes. Or, s’Il possède une Essence véritable qui n’a d’égale à aucune autre, cette Essence est nécessairement qualifiée d’attributs véritables qui, eux aussi, ne ressemblent à aucun des attributs des autres essences.
[Réponse à celui qui interroge sur la modalité d’un attribut divin]
Si quelqu’un demande : « Comment s’est-Il établi sur le Trône ? », on lui répond – comme l’ont dit Rabīʿa, Mâlik et d’autres : « L’istiwāʾ (l’établissement) est connu, la modalité en est inconnue ; y croire est obligatoire ; questionner sur le “comment” est une innovation. »