Et, si l’on admet cela, l’Être nécessaire se verrait attribuer toute assimilation anthropomorphique, toute corporalité, ainsi que toute imperfection et tout défaut, comme l’affirment explicitement les partisans de la wahdat al-wujûd (l’unité de l’existence), lesquels ont poussé jusqu’au bout ce principe vicié ; il en découle que les propos des négateurs des attributs sont, dans tous les cas de figure, erronés.
[Résultat de ce principe]
C’est là un principe constant : quiconque nie les attributs rapportés par le Messager ﷺ ne rejette rien — pour échapper à ce qu’il tient pour blâmable — sans s’obliger du même coup à admettre l’équivalent même de ce dont il s’était détourné. En définitive, il lui faut nécessairement reconnaître l’existence d’un Être nécessaire, éternel, pourvu d’attributs qui le distinguent des autres et qui, en rien, ne ressemblent à ceux de Ses créatures. On lui dira alors : « Il en va de même pour l’ensemble des attributs ; chacun des noms et des attributs que nous affirmons doit, de façon incontournable, renvoyer à un dénominateur commun partagé par les réalités désignées ; sans cela… »