au sujet des bienfaits et des sages desseins que recèlent Ses créatures surpasse de loin ce qu’il renferme comme simple indication de la volonté absolue.
[Discussion avec celui qui reconnaît les Noms sans admettre les attributs]
Si l’interlocuteur appartient à ceux qui nient les attributs tout en admettant les Noms, tel le muʿtazilite qui déclare : « Il est Vivant, Savant, Tout-Puissant », mais refuse qu’Il soit qualifié par la vie, la science et la puissance,
[Objection d’anthropomorphisme]
on lui répond : il n’existe aucune différence entre affirmer les Noms et affirmer les attributs. En effet, si tu dis : « Reconnaître la vie, la science et la puissance implique assimilation et corporéité, car, dans le monde sensible, nous ne voyons aucun être pourvu de ces attributs sinon un corps », on te rétorquera : de même, dans ce même monde sensible, tu ne trouves personne que l’on nomme vivant, savant et puissant sans qu’il soit corporel. Si donc tu nies ces attributs au motif que tu ne les constates, dans la réalité observable, qu’associés à un corps, nie donc aussi les Noms – et, à vrai dire, toute chose –, puisque tout ce que tu perçois est corporel.
Ainsi, tout argument employé par celui qui rejette les attributs peut être repris par celui qui nie les plus beaux Noms ; la réponse faite à ce dernier vaut donc, par la même occasion, pour celui qui affirme les attributs.