ce point, cela n’en infirme nullement l’existence ; et tu n’es pas fondé à le rejeter sans argument, car la charge de la preuve incombe à celui qui nie tout autant qu’à celui qui affirme. Or la Révélation l’atteste, sans qu’aucune objection, ni rationnelle ni scripturaire, ne vienne la contredire ; il faut donc reconnaître ce qu’établit une preuve indemne de toute opposition valable.
La seconde réponse est la suivante : on peut démontrer ces attributs par un raisonnement analogue à celui que tu as employé pour les précédents. Ainsi, le bienfait accordé aux serviteurs et l’utilité qu’ils en retirent attestent la miséricorde, tout comme la spécification atteste la volonté ; l’honneur réservé aux obéissants montre qu’Il les aime, et le châtiment infligé aux mécréants prouve qu’Il les déteste, comme l’attestent aussi bien l’observation directe que la transmission : Il honore Ses alliés et punit Ses ennemis. Les finalités louables de Ses actes et de Ses prescriptions – c’est-à-dire les heureuses conséquences auxquelles aboutissent Ses actions et Ses ordres – témoignent, quant à elles, de Sa sagesse parfaite, et cela avec plus de force encore que la spécification ne prouve la volonté, du fait de la puissance de la cause finale. C’est pourquoi l’exposé que renferme le Coran