, qui Lui sied, de même que la créature possède une volonté qui lui sied. On te rétorquera donc : Il a aussi un amour qui Lui sied, tandis que la créature a un amour qui lui sied ; Il a une satisfaction et une colère qui Lui siéent, et la créature a, elle aussi, une satisfaction et une colère qui lui siéent.
Et s’il objecte : « La colère n’est que l’ébullition du sang du cœur qui cherche à se venger », on lui répondra : « Quant à la volonté, n’est-elle pas l’inclination de l’âme à obtenir un avantage ou à repousser un tort ? » Si tu dis : « Voilà la volonté de la créature », il te sera rétorqué : « Voilà, de la même manière, la colère de la créature. »
Il faut donc l’obliger à appliquer le même raisonnement à propos de Sa parole, de Son audition, de Sa vision, de Sa science et de Sa puissance : s’il écarte, pour la colère, l’amour, la satisfaction et consorts, tout ce qui relève des caractéristiques propres aux créatures, il faut également les écarter de l’audition, de la vision, de la parole et de l’ensemble des attributs. Et s’il soutient qu’il n’y a de réalité à ces attributs que ce qui est particulier aux créatures et qu’il convient dès lors de les nier à Son sujet, on lui dira : il en va de même pour l’audition, la vision, la parole, la science et la puissance.