De même, Il S’est attribué l’amour (al-maḥabba) et Il l’a attribué à Son serviteur. Il dit : « Allah fera bientôt venir un peuple qu’Il aime et qui L’aiment » (Coran 5, 54) ; et Il dit : « Dis : “Si vous aimez Allah, suivez-moi ; Allah vous aimera” » (Coran 3, 31).
Il S’est également attribué la satisfaction (ar-riḍâ) et l’a attribuée à Son serviteur, lorsqu’Il dit : « Allah les agrée et ils L’agréent » (Coran 5, 119).
Il est bien établi que la mashîʿa d’Allah n’est pas semblable à la mashîʿa du serviteur ; que Sa volonté n’est pas comme la sienne ; que Son amour n’est pas comme son amour ; et que Sa satisfaction n’est pas comme sa satisfaction.
De même, Il S’est décrit comme exécrant les mécréants et Il leur a attribué cette aversion, lorsqu’Il dit : « Aux mécréants on criera : “Le dégoût d’Allah pour vous est plus grand que votre propre dégoût pour vous-mêmes, quand on vous appelait à la foi et que vous persistiez dans la négation.” » (Coran 40, 10). Or le dégoût n’est pas semblable au dégoût.
De la même façon, Il S’est attribué la ruse (al-makr) et le stratagème (al-kayd), tout comme Il les a attribués à Son serviteur. Il dit : « Ils complotent, et Allah complote » (Coran 8, 30) ; et Il dit : « Ils ourdissent des stratagèmes, et Moi J’ourdissais un stratagème » (Coran 86, 15-16). Mais la ruse n’est pas comme la ruse, ni le stratagème comme le stratagème.
Il S’est enfin attribué l’action, lorsqu’Il dit : « Ne voient-ils donc pas que Nous avons créé pour eux, de ce que Nos propres mains ont façonné, des bestiaux qu’ils possèdent désormais ? » (Coran 36, 71) ; et Il a décrit Son serviteur