Opposition à l’évidence de la raison et à la juste analogie
Leur position contredit également la raison la plus élémentaire et la logique. En effet, aucun d’entre eux n’est capable de pousser son affirmation jusqu’au bout : si, tout occupé à contempler le décret divin sans distinguer entre l’ordonné et l’interdit, il est traité en conséquence — qu’on le frappe, qu’on le laisse affamé, qu’on l’accable de douleurs et de souffrances — puis qu’il blâme celui qui lui a infligé cela et le critique, il aura ainsi ruiné sa propre parole et renié le fondement même de sa doctrine. On pourrait alors lui dire : « Ce qu’il t’a fait relève, lui aussi, d’un fait accompli voulu et décrété ; la création, le décret et la volonté d’Allah vous englobent, toi et lui. Si le décret constitue pour toi un argument, il l’est de la même manière pour lui ; sinon, il n’est un argument ni pour toi ni pour lui. » Il devient alors, par nécessité rationnelle, manifeste que la théorie de celui qui se réfère uniquement au décret tout en négligeant l’ordre et l’interdiction est erronée.
Ce qui est imposé par la Loi révélée et par le décret divin – en pratique
Le besoin qu’ont les serviteurs de demander pardon
Le croyant est donc tenu d’accomplir ce qu’Allah a prescrit, de s’abstenir de ce qu’Il a proscrit et de patienter face à ce qu’Il a décrété, ainsi qu’Allah — Exalté soit-Il — l’énonce : « Si vous faites preuve de patience et de piété, leurs machinations ne vous causeront aucun tort. » (Coran 3 : 120) Il dit également, dans le récit de Joseph : « Certes, celui qui pratique la piété et la patience, Allah ne laisse pas perdre la récompense des bienfaisants. » (Coran 12 : 90) La piété consiste donc à accomplir ce qu’Allah a ordonné