de Le mentionner, et, parce qu’Il est le Connu, la conscience que l’on a de Le connaître, au point de s’absenter de la perception de soi-même comme de toute autre réalité que celle d’Allah. Il s’agit là d’un état déficient qui peut atteindre certains cheminants, mais qui ne fait nullement partie des exigences de la voie menant à Allah ; c’est pourquoi rien de semblable n’a jamais touché le Prophète ﷺ ni les premiers devanciers.
Quiconque érige cet état en aboutissement suprême des cheminants s’égare d’un égarement manifeste ; de même, celui qui le tient pour une étape incontournable de la voie vers Allah se trompe. Ce n’est qu’un incident de parcours qui survient à certains sans atteindre d’autres, et non une station nécessaire que tout voyageur devrait obligatoirement traverser.
Quant au troisième type, c’est l’extinction concernant l’existence même de tout ce qui est autre : l’intéressé en vient à considérer que l’existence de la créature est identique à celle du Créateur, qu’il n’existe en vérité qu’une seule et même existence. Voilà la doctrine des partisans de l’athéisme fusionnel et de l’union (ittiḥād), parmi les plus égarés des serviteurs.