reconnurent bien l’existence du bon et du blâmable, qu’ils relèvent de la seule raison ou qu’ils soient posés par la Loi révélée, mais elles en exemptèrent les actes divins ; sur ce point, elles se sont trompées.
Puis, chacune de ces deux écoles, puisqu’elle refusait d’attribuer à Dieu l’amour, la satisfaction, la colère, la joie et tout ce que les textes révélés affirment pourtant – et que corroborent les preuves rationnelles –, se divisa après s’être accordée sur l’idée que Dieu n’accomplit rien qui soit blâmable. Elles se demandèrent : cela est-il impossible par essence, au point que Sa puissance ne puisse même se concevoir à l’égard d’un acte mauvais ? Ou bien est-Il, exalté soit-Il, simplement sanctifié et ne le fait-Il pas pour la seule raison de la laideur rationnelle qu’elles avaient posée ? Deux réponses furent avancées.
Ces deux manières de s’égarer sont, en réalité, du même ordre que les opinions précédemment signalées : les premières n’ont pas distingué, dans Sa création et dans Ses commandements, entre la guidée et l’égarement, l’obéissance et la désobéissance,