et celui qui se propose (hammâm). Tel est, en vérité, le sens de l’affirmation selon laquelle l’homme est un être mû par la volonté : puisqu’il possède une volonté qui le met en mouvement, il lui faut nécessairement savoir si ce qu’il désire lui est profitable ou nuisible, s’il le réforme ou le corrompt.
Une partie de ce discernement est connue des hommes par leur fitra (disposition originelle) — tout comme ils savent instinctivement qu’ils tirent bénéfice de la nourriture et de la boisson, et comme ils tiennent, de cette même évidence première, certaines connaissances indubitables. Une autre partie leur devient accessible par l’inférence que leur raison leur dicte. Enfin, il en est une qu’ils ne peuvent connaître que grâce à l’enseignement des messagers, aux explications qu’ils leur donnent et à la direction qu’ils leur procurent.