le système même du tawḥîd ; quiconque proclame l’unicité d’Allah et croit au qadar (la prédestination) voit son tawḥîd parachevé, tandis que celui qui affirme l’unicité d’Allah tout en reniant le qadar, son démenti anéantit son tawḥîd.
Il est tout aussi indispensable de croire au sharʿ (la législation révélée), c’est-à-dire aux commandements et aux interdictions, aux promesses de récompense et aux menaces de châtiment, tels qu’Allah les a transmis par Ses messagers et fait descendre dans Ses Livres.
[La nécessité du sharʿ pour l’être humain dans la vie d’ici-bas]
L’homme a un besoin vital de la loi divine durant sa vie d’ici-bas : il lui faut nécessairement un mouvement pour attirer ce qui lui est bénéfique et un autre pour repousser ce qui lui est nuisible. Or, c’est le sharʿ qui distingue les actes profitables des actes préjudiciables ; il est la justice d’Allah au sein de Sa création et Sa lumière parmi Ses serviteurs. Les fils d’Adam ne sauraient donc vivre sans une législation qui leur permette de discerner ce qu’ils doivent faire ou délaisser.
Cependant, le sharʿ ne se limite pas à assurer l’équité dans les transactions entre les hommes ; même l’individu isolé doit savoir ce qu’il convient d’accomplir ou de laisser. Car l’être humain est, par nature, animé d’intentions et d’actions, comme l’a dit le Prophète — que la paix et le salut soient sur lui : « Les noms les plus véridiques sont Ḥârith et Hammâm » ; l’homme est donc à la fois celui qui se propose (hammām) et celui qui agit (ḥârith).