unicité : attester qu’Allah est le Seigneur, le Souverain et le Créateur de toute chose, surtout lorsque le connaissant, absorbé par l’Être de l’Existant, s’efface de sa propre existence, que la vision de l’Objet contemplé l’emporte sur sa contemplation, que le Connu voile sa connaissance, et qu’il plonge dans l’anéantissement lié à l’unicité de la seigneurie, au point que s’anéantit ce qui n’a pas toujours été tandis que subsiste Celui qui n’a jamais cessé d’être. Pour eux, voilà la finalité ultime, au-delà de laquelle il n’est plus de visée. Or il est évident que cela ne fait que réaliser le tawḥîd déjà reconnu par les polythéistes, et l’on ne devient pas musulman par ce seul tawḥîd, à plus forte raison ne saurait-on être un allié d’Allah ni, moins encore, l’un des maîtres parmi les saints.
Et un groupe parmi les soufis et les « connaissants » admet ce tawḥîd tout en