Or il est établi que les attributs reconnus comme authentiques pour Allah ne Lui sont pas attribués à la manière dont on les attribuerait à une créature ; en vérité, « rien ne Lui ressemble », ni dans Son être, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes. Il n’y a donc pas de différence de nature entre le fait d’affirmer Son Essence et celui d’affirmer Ses attributs : si l’affirmation de l’Essence n’entraîne aucune assimilation aux autres essences, l’affirmation des attributs n’entraîne pas davantage d’assimilation dans ce domaine. Ainsi, ces jahmites négateurs rangent cette démarche parmi les preuves du tawḥîd, qualifient l’attitude opposée de « ressemblance » et se donnent à eux-mêmes le titre de « monothéistes ».
[3- Leur affirmation : « Il est unique en Son Essence, sans division »]
De même, le troisième type de propos consiste à dire : « Il est Un, sans aucune division en Son Essence, Il n’a ni parties ni segments. » C’est là une expression équivoque, car Allah est l’Unique, le Seul à être imploré ; Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré, et nul n’est Son égal. Il est par conséquent impossible qu’Il se divise, se fragmente ou soit composé d’éléments.