comme l’attestent le Coran et la sunna, ainsi que par le consensus (ijmâʿ) – vérité d’ailleurs connue de manière évidente dans la religion musulmane.
[2- Leur affirmation : « Il est unique dans Ses attributs, nul ne Lui ressemble »]
Il en va de même pour ce second volet, à savoir leur parole : « Nul ne Lui ressemble dans Ses attributs. » En effet, aucune nation n’a jamais postulé l’existence d’un être éternel qui Lui soit comparable dans Son essence, qu’elle dise qu’il Le seconde ou qu’il n’exerce aucune action. Celui qui assimile l’une de Ses créatures à Dieu ne le fait, en réalité, que sur certains aspects particuliers.
La raison démontre qu’il est impossible qu’une créature Lui soit semblable et partage avec Lui ce qui Lui est nécessaire, possible ou impossible, car cela reviendrait à réunir deux contraires, comme on l’a déjà expliqué. Elle montre également que, pour deux êtres existant par eux-mêmes, il existe nécessairement un dénominateur commun – leur inclusion sous les notions d’« existence », de « subsistance par soi », d’« essence », etc. – et que nier ce socle mènerait à une négation pure et simple. Il faut donc affirmer les prérogatives propres à la seigneurie, comme cela a été exposé auparavant.
[Le tawḥîd selon les différentes branches des Jahmiyyas]
Par la suite, les Jahmites – qu’ils relèvent des Muʿtazilites ou d’autres courants – ont inclus la négation des attributs dans la définition même du « tawḥîd ». Ainsi, pour eux, quiconque affirme qu’Allah possède un savoir ou une puissance, ou qu’Il